2014

Besançon (25)

Coopération lycée Jules Haag

Nous avons travaillé durant une année scolaire avec la classe de B.T.S C.I.M (Conception et Industrialisation en Micro techniques) du Lycée Jules Haag de Besançon. Sur la demande de leurs professeurs, Pierre-Yves Zabe et Laurent Voisin, la classe s’est emparée de deux projets « d’anomalies » pouvant entrer dans le répertoire des installations de Contre Nature. Ces deux projets devaient être menés intégralement par les élèves du BTS, c’est à dire, de l’écriture du cahier des charges, à une réalisation pouvant être lancée en série (ces deux « réalisations » étant les sujets sur lesquels des groupes d’élèves allaient passer leurs BTS).

En novembre, nous avons rencontré la classe et présenté Tricyclique Dol, puis Contre Nature. Cette présentation, verbale, était suivie d’une projection de films de nos spectacles, puis de questions. Ensuite, en vue de l’écriture d’un cahier des charges, nous leurs avons présenté les contraintes liées à l’exploitation des machines Contre Nature.

Voici quelques contraintes énoncées, assez surprenantes pour les élèves (et pour la filière CIM en général, puisque loin du monde industriel).
•    avoir un temps de montage et de démontage le plus réduit possible.
•    avoir une autonomie énergétique pour un fonctionnement de 6 heures.
•    pouvoir très facilement accéder aux batteries, avec recharge simple.
•    fonctionner sous n’importe quel temps (pluie, vent, grande chaleur, neige).
•    prendre en compte les insectes susceptibles de gêner le bon fonctionnement mécanique (limaces, fourmis, insectes volants, etc).

Deux groupes de 4 / 5 élèves se sont donc présentés à nous, et ont travaillé sur un projet chacun :
•    réalisation d’une petite chrysalide mouvante,
•    réalisation d’une machine pouvant faire fleurir un arbre mort.

La petite chrysalide :

Une série de machines, de 3 ou 4 centimètres de diamètre, sur 5 ou 6 centimètres de long, que nous pourrions accrocher aux branches d’un arbre. Ces installations, aux couleurs et textures réalistes (c’est à dire, que l’on puisse croire naturelle) devaient bouger : un mouvement assez lent, le plus aléatoire possible, signifiant la présence d’un gros insecte, « d’une bête » prête à sortir de son enveloppe, de sa chrysalide.

La machine à fleurir :

Une autre série de machines, petites elles aussi, destinée à être posée, simplement, dans un arbre mort (aux branches nues). Cette installation devait faire apparaître des fleurs, (le plus possible) de façon naturelle. C’est à dire que des taches de couleurs devaient apparaître sur un arbre mort. Ces taches devaient ensuite éclore et devenir des fleurs, de façon aléatoire ou organisée, puis devaient disparaître en se rétractant, avant de recommencer un nouveau cycle, et ainsi de suite.

Ces deux projets ont eu un bon accueil de la part des élèves, qui se sont très vite mis au travail. Au cours du reste de l’année scolaire, nous sommes allés au lycée, pour suivre l’élaboration des machines une petite dizaine de fois.

DCDP Chrysalide

DCPP Chrysalide

DCPP Fleur