Les
trajectoires des goutte-à-goutte et ruissellements,
d’apparence anarchique, sont en réalité précis
et calculés pour mettre en résonance certains capteurs.
L’addition des sons produits par les mécaniques internes
de la structure, les trajectoires des ruissellements et l’interaction
du visiteur est captée par un ensemble de 16 micros dissimulés
dans la structure. En cohérence avec l’aspect et la perception
organique de la structure, le choix du matériel de captation
sonore se porte sur des outils rudimentaires mais adaptés à une
recherche sonore différente,
plus dense, riche et surprenante. Les classiques "capteurs Piezo",
très maniables mais
presque trop « précis », sont ici remplacés
par de simples écouteurs de casque transformés en micros
de captation.
Les sons captés ne subissent aucune transformation et sont
directement envoyés vers une table de mixage. Toutefois, pour
les protéger de l’eau, sans perdre en
qualité ou volume sonore, les micros sont emballés,
coincés, serrés, triturés à l’intérieur
des parois.
Ces manipulations conduisent à la production de
sons riches et inattendus. Intervient ensuite une phase de mixage
des sons qui permet, avec la variété des sons captés
(par le biais des 16 micros), de jouer avec La Source et donc avec
Les Récepteurs qui reçoivent ces sons à plusieurs
centaines de mètres de là :
- En mélangeant des sons plus ou moins intenses ou rapides,
créant ainsi un vrai fond sonore rythmique pour que La Source
devienne une boite à rythmes organique ; ensuite peuvent être
ajoutés
des sons « solistes » qui vont danser autour de cette
base.
- En isolant un tout petit son aléatoire, on peut titiller
et questionner l’oreille de l’auditeur.
- En créant une tension musicale avec des crescendos ou des
pianissimos, emmenant à une écoute attentionnée
de la captation.