Les
sons émanant
des Récepteurs vont être utilisés
pour créer un parcours sonore qui guidera le public jusqu'à La
Source.
En milieu urbain, les équipements de diffusion seront dissimulés
dans le mobilier existant (poubelles, voiture, vitrine, arrêt
bus, etc.). L’expérimentation de la réalisation
du parcours est un travail de longue haleine, pour mesurer son étendue
et ses possibilités d’utilisation, garantir son efficacité.
Un certain nombre de questions ne peuvent trouver leur réponse
que par un travail in situ : quelle distance faut-il entre deux points
pour qu’ils soient lisibles, identifiables, « suivables » ?
Quel volume faut-il donner pour qu’ils soient audibles ? Quel
est l’emplacement
le plus judicieux pour éviter la déperdition des sons,
dans un milieu urbain où l’environnement sonore est déjà chargé ?
Dans un parc ou en pleine nature, d’autres pistes de recherche
sont ouvertes. En l’absence de mobilier ou d’objets utilisables
pour la diffusion sonore, il est nécessaire de créer
les supports des Récepteurs sur place. Ils peuvent prendre
différentes
formes : soit ils sont les plus discrets possible, visibles mais transparents
et se fondent dans le cadre environnant (comme de grandes plaques
de verre suspendues ou sur pieds), soit ils sont visibles et très
présents, en contraste avec le cadre
environnant (tôles inox réfléchissantes, miroirs,
formes géométriques en bois…).
Quelle que soit la direction retenue, en fonction du site
et de ses caractéristiques, les supports garderont une forme sobre et épurée,
en réponse à l’exubérance
aléatoire de la nature et de La Source . Dans les deux cas
d’implantation,
les sons resteront petits, ténus, l’objectif étant
de placer le public en attitude d’écoute. Il devra tendre
l’oreille, être
attentif.