Les
Récepteurs
sont au minimum au nombre de douze, pour permettre la lisibilité d’un
parcours. Chaque récepteur diffuse la captation mixée
venant de La Source.
Faits à partir du mobilier urbain existant, choisi pour son
positionnement et son aspect neutre ; leur présence sera annoncée
aux spectateurs, sans divulguer leur emplacement, pour un effet de
surprise et de découverte
supplémentaire.
Les sons captés de La Source sont diffusés
sur les parois en verre des mobiliers urbains par un système
utilisant des haut-parleurs de vitrine de type « Vibro-Glass ».
Ces enceintes fonctionnent en transformant des signaux électriques
en vibrations mécaniques qui,
quand elles sont transférées sur une surface solide
et lisse, font vibrer cette surface et reproduisent un son de haute
qualité.
C’est
toute la vitre qui diffuse le son et non pas juste la source comme
avec des haut-parleurs classiques.
Les haut-parleurs de vitrine utilisés sont très intrigants
s’ils sont bien dissimulés : le son émane alors
d’un objet usuel. L’objet doit être très
neutre et la technique invisible, ce qui justifie l’utilisation
du mobilier urbain, très
présent physiquement mais finalement peu remarqué en
dehors de son usage habituel et de son apparence globale. Les petites
transformations sont donc très difficilement
perceptibles et permettent une dissimulation facile de la technique.
De fait, c’est comme si La Source s’échappait de
son environnement et prenait prise ailleurs, un peu partout dans la
ville. La diffusion de sons dans l’espace urbain est intéressante à plusieurs
titres : comment faire émerger quelque chose d’intriguant
dans notre société pleine de brouhaha ? Sommes nous
tellement saturés, qu’à notre
insu nous filtrons l’espace sonore et ne sommes plus à même
d’« entendre » quelque chose qui sort de « l’ordinaire » ?
Des sons qui donnent l’impression de ne surgir de nulle part,
qui ne donnent rien à voir mais seulement à entendre.